On a souvent tendance à croire que l’entretien de recrutement est une formalité pour l’employeur et que seul le candidat doit faire ses preuves. Si cela pouvait être vrai il y a encore 10 ans d’ici, la conjoncture actuelle tend à prouver le contraire. Aujourd’hui, l’entreprise doit aussi se montrer sous son meilleur jour et l’entretien d’embauche est un moment clé pour véhiculer positivement le message qu’elle souhaite communiquer.

Quand les candidats disent NON

Plus difficile à convaincre, plus pointilleux aussi, le candidat nouvelle génération s’offre le luxe d’être plus exigeant, et ça lui réussit plutôt bien. Dès lors, l’entretien de recrutement ne sert plus uniquement à évaluer le taux de compatibilité entre une personne et un poste à pourvoir. Il devient aussi pour l’employeur l’occasion de faire valoir ses atouts pour s’accorder les faveurs des meilleurs profils.

La préparation : un des piliers essentiels de l’entretien de recrutement

À la question, l’entretien de recrutement est-il la première étape du processus ? Nous sommes catégoriques : c’est non ! Tout commence par l’analyse des besoins. À une époque où tout est en perpétuelle mouvance, il serait inconcevable de ne pas faire évoluer les métiers au sein d’une structure. De quelles compétences ai-je réellement besoin aujourd’hui ? Quels sont les objectifs de la société à moyen terme et comment puis-je adapter la fonction aux enjeux futurs de l’entreprise ? Ces questions, l’employeur doit se les poser.

L’apparence, cette image qui parfois peut être trompeuse

Mark Zuckerberg et Steve Job n’ont-ils pas prouvé que style décontracté et grandes réalisations ne sont pas inconciliables ?

Il arrive parfois que l’employeur se retrouve face à face avec un candidat que l’on pourrait qualifier « d’original ». Il est essentiel de passer outre les apparences et de se concentrer sur l’analyse de ses compétences. Non, l’habit ne fait pas toujours le moine ! Prenons l’exemple de Mark Zuckerberg et de Steve Job. N’ont-ils pas démontré que style décontracté et grandes réalisations ne sont pas inconciliables ?

Ne rien dire : le meilleur moyen de faire parler

S’il y a bien une technique de psychologue qui se prête parfaitement lors d’un entretien de recrutement, c’est l’art de laisser parler. Le principe de Pareto est un parfait exemple de ce que nous tendons à démontrer. 80 % des effets sont le produit de 20 % d’une cause. En clair, nous conseillons à l’interviewer d’être la cause qui va amener le candidat à se livrer. Une question, une relance, une appréciation suffisent pour mener un entretien. Nous sommes au regret de vous dire que même si vous êtes passé maître dans l’art du monologue, il vous faudra remettre cela à plus tard. Et surtout, évitez les sujets qui fâchent ! La politique, la religion n’ont pas leur place lors d’un entretien.

Find the perfect match !

Techniquement, il est parfait, mais serez-vous pour autant compatible ? Pour le savoir, laissez le candidat se présenter et petit à petit amenez-le à préciser ses propos, à donner des exemples concrets de ses réalisations… Pour plus d’efficacité, faites intervenir le manager opérationnel qui pourra approfondir avec le candidat tous les aspects techniques de la fonction.

L’orienter vers des aspects non tangibles est également un point essentiel : est-il à l’aise avec les deadlines ? Est-il capable de se remettre en question ? Perçoit-il le travail « from scratch » comme une motivation ou un frein ? C’est sur ce genre d’éléments, idéalement doublés d’un processus d’assessment, que l’on peut définir si un candidat est fait ou non pour s’adapter à une certaine culture d’entreprise.

Employeurs, souriez, vous êtes évalués

Le secret d’un entretien réussi ? Soigner autant la forme que le fond !

L’employeur doit toujours garder en tête qu’un entretien n’est pas un processus à sens unique. Au-delà de l’image renvoyée par le branding de l’entreprise, cet entretien est aussi le moment où le candidat peut évaluer en conditions réelles, celui qui pourrait devenir son futur manager. Nous ne sommes plus à l’époque où l’entretien ressemblait plus à une joute qu’à une discussion cordiale entre professionnels. Si l’objectif reste inchangé, la bienveillance et l’écoute ont remplacé le soupçon et la pression exercée sur les candidats.

Aujourd’hui, 95 % des personnes prêtes à changer d’emploi se renseignent sur la culture d’entreprise avant de passer un entretien, et pour 87 % d’entre eux, elle est déterminante dans leur choix.

 

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